La route s’ouvre vers le nord
Les villages s’espacent, les nuits raccourcissent et la route commence enfin à ressembler au Grand Nord imaginé depuis le Vexin.

Pour la première fois depuis le départ, le panneau indique une destination située au-delà du cercle polaire. Il reste beaucoup de kilomètres, mais quelque chose a changé.
Changer d’échelle
Les villes se font rares. Entre deux épiceries, il peut maintenant y avoir une journée entière de vélo. Je transporte davantage de nourriture et je vérifie la météo avec un sérieux nouveau.
La récompense est partout : les routes vides, les criques, la lumière qui refuse de disparaître. À vingt-trois heures, je lis encore dehors sans lampe.
Le Cap Nord n’est plus seulement une idée sur une carte accrochée à Labbeville. C’est désormais la direction naturelle de chaque matin.